Contexte du projet
De l'analyse des besoins aux solutions...
1. Besoins du pays 2. Solutions potentielles 3. des structures d'interfaces existentes 4. Fiche descriptive du projet
Conscient de l’insuffisance de compétitivité de ses entreprises d’une part et de l’inadéquation d’un grand nombre de formations prodiguées au sein de son université aux besoins de l’entreprise d’autre part, le Maroc a entrepris une réforme de son enseignement supérieur susceptible de combler ces défaillances à la veille de l’ouverture de ses frontières annoncée à l’horizon 2010. Cette réforme engagée par la promulgation de la loi 01.00 en 2000 assigne à l’Université à travers les articles 1, 3 et 7 une nouvelle mission qui consiste à contribuer au développement économique du pays.
Suite à la promulgation de cette loi, la priorité absolue de l’Université marocaine a consisté à mettre en oeuvre la réforme de l’enseignement supérieur et à l’appliquer dans les meilleurs délais, ce qui a mobilisé l’ensemble de ses ressources humaines et de ses moyens matériels durant les 4 années écoulées.
Aujourd’hui, alors que cette réforme est sur les rails, il devient urgent de s’attaquer à la seconde priorité qui consiste à renforcer le rôle de l’Université en tant que vecteur de développement économique du pays. Celà passe par l’augmentation des échanges universités/industrie qui restent en deçà des aspirations escomptées par les deux parties. Cette impulsion nouvelle bénéficie du soutien politique au plus haut niveau.
Pour atteindre pleinement de tels objectifs, toutes les expériences passées menées à travers le monde ont montré qu’il était nécessaire de doter l’Université de structures d’interfaces permettant de développer les liens avec son environnement socio économique.
Ces interfaces doivent être capables de :
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Favoriser la relation université – industrie, par la mise à disposition des entreprises de ressources partagées et de moyens humains permettant le service rendu à l’entreprise ;
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Gérer les activités nécessaires à cette relation ;
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Identifier et concilier l’offre et la demande en recherche - développement émanant de l’Université et de l’entreprise ;
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Contribuer au transfert technologique.
Il n’existe pas de solution unique à ces problèmes qui, au-delà du volontarisme plus ou moins marqué des universités concernées, évoluent rapidement en fonction de l’environnement et de la dynamique socio-économique, incluant tant des facteurs globaux que régionaux, voire locaux.
Parmi les principaux instruments susceptibles d’être mis en place pour faciliter le développement des liens envisagés, les exemples suivants peuvent être considérés :
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Des services d’appui à l’entreprise dont le rôle principal est d’accroître l’efficacité des services rendus aux entreprises par :
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la mise à disposition d’un pool de ressources partagées (plate forme d’outils de gestion des entreprises : ERP, GMAO, GPAO, comptabilité, comptabilité analytique, outils de simulation, outils d’optimisation, outils de business plan, etc…) qui s’appuie sur les ressources disponibles au sein de l’université et celles appartenant aux réseaux de génie industriel et de diffusion technologique.
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la formation continue des ressources humaines de l’entreprise adaptée à sa demande.
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Des services de valorisation au sein des universités et des établissements dont le rôle principal est d’identifier et de concilier l’offre en recherche développement émanant des laboratoires de recherche de l’université et la demande de l’entreprise. Dans un deuxième temps, ces services ont pour mission d’aider les laboratoires dans les domaines suivants :
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négociation, rédaction et gestion des contrats de recherche et de prestation ;
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protection des résultats de recherche ;
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montage de projets de cofinancement ;
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valorisation et gestion du portefeuille de titres financiers de l’université.
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Des incubateurs, soit à l’intérieur des universités, soit dans des sites technopolitains dont le rôle principal est d’aider les porteurs de projets innovants à les réaliser dans les meilleures conditions. Pour atteindre cet objectif, l’incubateur doit assurer les missions suivantes :
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organiser la communication et la sensibilisation à l’esprit d’entreprenariat auprès des étudiants et des chercheurs ;
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détecter des projets innovants provenant en particulier de résultats de recherche et assurer leur accompagnement pour qu’ils deviennent ‘incubables’ ;
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préparer les dossiers de projets pour le comité de sélection ;
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mettre à la disposition des porteurs de projets sélectionnés un lieu d’accueil et des services adaptés ;
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accompagner les projets sélectionnés par une formation d’appui à la création d’entreprise, la validation technico-économique, le conseil juridique et la préparation du plan d’entreprise.
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Des pépinières dans des structures mixtes entre les universités et les collectivités locales (pour faciliter l’insertion des entreprises incubées).
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Des structures de gestion pour pallier, dans certains cas, les rigidités de la comptabilité publique.
3. Des structures d'interfaces déjà en place mais insuffisantes :
Il convient de noter qu’au Maroc certains établissements d’enseignement supérieur ont déjà mis en place des structures d’interfaces. On cite comme exemple le centre d’innovation technologique de l’Ecole Mohamedia d'Ingénieurs (EMI) qui accompagne des porteurs de projets depuis octobre 2000 et contribue à la formation à l’esprit entrepreuneurial parmi les élèves de l’établissement. Un certain nombre d’expériences pilotes ont également été initiées lors de journées franco-marocaines en 1996.
Malheureusement ces structures rencontrent des difficultés qui réduisent leur efficacité. Parmi les principales entraves répertoriées, citons :
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le manque d’efficacité dans la communication ;
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l'absence de formation et donc de ressources humaines pour ce type d’activités ;
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l’absence d’une stratégie cohérente pour mener efficacement ce type d’activités ;
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le manque de personnel d’accompagnement ;
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le manque de reconnaissance des acteurs, pour la plupart des enseignants bénévoles ;
4.Fiche descriptive du Projet STIMU :
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Project ID |
JEP-32154-2004 |
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Project Type |
MEDA 2004 University Management |
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Target Country |
MA |
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Title |
STructuration d'Interfaces Marocaines Université - entreprises |
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Objective |
Mise en place au sein des universités partenaires de dispositifs d'interface Universités - Entreprises (Valorisation |
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Subject area |
T925 - University-Industry Links |
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Duration |
3 years |
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Tempus Grant |
494,265.00 Euro |
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Co-financing |
34,200.00 Euro |
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Grantholder |
M NAJIM Mohamed - UNIVERSITE DE BORDEAUX I |
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Co-ordinator |
M SAADI Janah - UNIVERSITE HASSAN II - AIN CHOCK |
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Other partners: |
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ASTER CONS SPA - Bologna (IT) BORDEAUX UNITEC - Pessac (FR) IRA INCUBATEUR REGIONAL D'AQUITAINE - Talence (FR) UNIVERSITE ABDELMALEK ESSAADI - Tétouan (MA) UNIVERSITE CADI AYYAD - Marrakech (MA) UNIVERSITE HASSAN II - Mohammedia (MA) UNIVERSITE MOHAMMED V - SOUISSI - Rabat (MA) Individual expert: FRADE GILBERT - Paris (FR) Individual expert: JELLALI MOHAMMED - Rabat (MA) Individual expert: LEFEVRE JEAN PAUL - Claix (FR) Individual expert: LOPEZ LOZANO ANGELES - Madrid (ES) |
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